Le 5 février dernier s’est tenu le CSA-SD de la Drôme. L’ordre du jour se concentrait sur la dotation horaire des collèges. Toutes les organisations syndicales ont prononcé une déclaration liminaire mettant en avant la réduction drastique des moyens, la perte des postes et l’augmentation des effectifs (voir celle de la FSU par ailleurs).
Cependant, il faut croire, d’après les réponses de l’IA-DASEN, que tout va pour le mieux. En effet, si le budget de l’armée est certes supérieur à celui de l’Éducation nationale, les efforts demeurent « considérables » pour notre ministère ! De plus, comme la baisse démographique touche peu la Drôme, nous conservons donc des moyens importants, qui vont nous permettre de travailler au mieux. Enfin l’opération « 800 collèges », qui bien-sûr n’a pas vocation à se substituer à la carte de l’éducation prioritaire, va faire progresser nos élèves, grâce aux conseils des IPR, à de la formation et à des projets innovants.
La FSU est bien entendu la seule organisation syndicale à être revenue sur tous ces points pour les dénoncer et pour rappeler les réalités du terrain. Nous avons insisté notamment sur le fait que le tiers des effectifs des établissements classés REP est à l’extrême limite du seuil, comme pour les collèges CLA. Un ou deux élèves supplémentaires par rapport aux prévisions et les conditions de travail se dégraderont encore.
Et c’est bien grâce à nos interventions soutenues que nous avons quand même obtenu la création d’une classe de 6ème supplémentaire au collège Émile Loubet de Valence !
Enfin, deux questions diverses ont été posées par la FSU.
La première concernait la situation de jeunes étrangers et étrangères non reconnu·es mineur.es par l’ASE de la Drôme qui, depuis 2024, ne sont plus scolarisé·es systématiquement comme auparavant. Contrairement à son prédécesseur, l’IA-DASEN ne s’est pas engagée à rescolariser ces 5 jeunes et préfère traiter le problème au cas par cas en attendant les résultats des tests. La FSU a transmis cette réponse aux organisations qui suivent ces jeunes et qui ont par ailleurs demandé une audience.
La seconde question demandait aux services de faire le point sur le remplacement dans le Premier degré. Si l’IA-DASEN s’est félicitée d’un taux en nette progression et particulièrement satisfaisant, c’est bien au détriment des personnels puisque non seulement des autorisations d’absence pour formation syndicale sont refusées selon le nombre de demandes dans une même mais, beaucoup plus scandaleux, c’est également le cas pour des collègues qui demande des autorisations pour des raisons médicales. Ils et elles ne peuvent obtenir parfois que des congés non rémunérés. La FSU a dénoncé ce chantage qui permet de gonfler les chiffres.
DRÔME