Pendant le week-end « On fait pas l’Pont » mêlant festivités, manifestations et actions de désobéissance civile visant à bloquer les travaux du pont-rail, la répression a été sévère : des intrusions injustifiées de policiers sur des terrains privés, des fouilles violentes, 24 interpellations, 12 gardes à vues… et 8 militant-es qui seront en procès ce 6 juillet à Valence.
Ce procès est l’aboutissement d’une répression acharnée : 35h de garde à vue, utilisation massive de la reconnaissance faciale pour tenter
d’identifier les militant-es, violences physiques et psychologiques… tout ça pour avoir tenu une banderole et pour avoir refusé de donner
leur identité. Et les procureur-es ne se sont pas arreté-es là : après leur GAV, 5 militant-es ont été envoyé.es en détention provisoire pour 3 nuits, jusqu’à leur comparution immédiate le lundi suivant. Les mesures de restriction de liberté ont finalement été levée par la juge, et un procès classique a été fixé au lundi 6 juillet.

Envoyer des militant-es en prison pour une action de cet ordre, avant même leur procès, ce n’est pas de la justice : c’est la stratégie du choc carcéral, c’est un objectif de traumatiser, de museler toute opposition a l’Etat policier.

Ce n’est pas la première fois que ces méthodes sont utilisées contre les opposant-es de la déviation de Saint-Péray.
Il y a quelques mois, lors de l’occupation du bois du Hérisson, un-e militant-e avait été interpellé-e lors d’une action visant elle aussi à
ralentir les travaux illégaux et destructeurs. S’en est suivie une longue garde à vue, menée par un officier de police judiciaire
aujourd’hui visé par une enquête de l’IGPN. Pendant sa GAV, son domicile avait été perquisitionné, une mesure disproportionnée et n’ayant aucune utilité dans l’enquête. Son procès se tiendra ce vendredi 26 juin à Privas.

Ces deux procès, symboles de la répression policière et judiciaire, ne passeront pas inaperçus : soyons nombreuses et nombreux à les soutenir face à la machine répressive, à nous indigner contre les violences qu’ils et elles ont subies, et que d’autres subissent tous les jours.

Les rendez-vous :

Vendredi 26 Juin, 9h, devant le tribunal correctionnel de Privas
Lundi 6 Juillet, 12h, devant le tribunal correctionnel de Valence

Dénonçons tou·tes ensembles le deux-poids, deux-mesures de ce système répressif, où des miltiant·es ayant légitimement utilisé la
désobéissance civile vont en prison, tandis qu’un projet routier mis en  cause pour la destruction d’espèces protégées continue sans encombre, sous surveillance policière. Venez nombreux-es, avec vos ami-es, vos familles, pour des rassemblements solidaires mais aussi festifs et déterminés !

Les procès engendrent de nombreux frais pour permettre aux militant-es de se défendre.
N’hésitez pas à partager largement la cagnotte pour les frais juridiques : https://s.42l.fr/on-fait-pas-lpont