Règle d’or ou veau d’or ? Nous n’avons pas à payer leur crise !

vendredi 9 septembre 2011
par  J.P. Tarel
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Le climat social de la rentrée apporte un nouveau lot de dégradations pour les salariés, les chômeurs et les retraités de ce pays. Si la crise avait déjà servi de prétexte à une politique d’austérité et de remise en cause des acquis sociaux, les nouvelles turbulences des marchés et de l’économie, pour réelles qu’elles soient, sont de nouveau instrumentalisées pour réduire encore la capacité d’intervention de l’Etat.

Les manœuvres politiciennes sur l’instauration d’une prétendue « règle d’or » pour interdire le déficit sont peu crédibles de la part d’un gouvernement qui a diminué les recettes de l’Etat par son clientélisme, ses cadeaux fiscaux et ses concessions au syndicalisme patronal du Medef. Au vu des orientations idéologique de la droite, la « règle d’or » ne sera rien d’autre qu’un abandon supplémentaire de notre liberté politique pour le plus grand bénéfice des puissances de l’argent.

Quant aux mesures annoncées mercredi 24 août, elles sont loin de répondre aux exigences de justice sociale que portent la FSU et d’autres organisations syndicales. Où est l’équité, l’effort partagé dans les annonces faites ? D’un côté des mesures ponctuelles et réduites de taxation des hauts revenus de surcroît à partir d’un seuil trop élevé, de l’autre, réforme des retraites, suppressions massives d’emplois publics, RGPP et stagnation du pouvoir d’achat pour les salariés ! Plus des mesures présageant une mise à mal des dépenses de santé et des mutuelles qui entraîneraient une aggravation des difficultés d’accès au soin pour les plus modestes… La Fonction publique reste particulièrement impactée par les choix faits : 15 milliards d’économie avec la RGPP contre 200 millions d’euro par la contribution exceptionnelle des hauts revenus !
Il faut cesser de considérer les services publics et la Fonction publique comme une charge. Ce sont bien des investissements productifs indispensables notamment l’éducation, la formation et la recherche.

Pour la FSU-Drôme, pas question de rester l’arme au pied !
Si l’on veut s’opposer à cette austérité, si l’on veut pouvoir inverser la tendance, il faut doublement investir le terrain : celui des élections professionnelles d’octobre 2011 et celui de l’action où nous devons fédérer les collègues qui refusent ces régressions et être à l’initiative pour créer un climat de rentrée mobilisateur, à l’unisson des confédérations qui annoncent une journée nationale d’action le mardi 11 octobre.

Mais nous savons bien que, pour réussir cette action unitaire interprofessionnelle, il est nécessaire de construire aussi la mobilisation par secteur !

C’est pourquoi la FSU-Drôme invite tous les personnels :
- à se réunir dès la rentrée pour faire le point sur la situation, et tout particulièrement dans les écoles, les collèges, les lycées et l’université.
- à lancer la campagne FSU pour les élections professionnelles (vote électronique du 13 au 20 octobre) pour porter nos exigences en matière de métier, de salaires, de pensions et de Service Public.

Dans le cadre syndical unitaire qu’elle a su constituer avec la FERC-CGT, le SGEN-CFDT et l’UNSA-Education, la FSU appelle les personnels de l’Education Nationale à se mettre en grève massivement et à investir la manifestation départementale le mardi 27 septembre (modalités pratiques à venir).

Denis Godeau, Jean-Louis Mollard, secrétaires départementaux de la FSU-Drôme.


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