FAIRE DU NEUF AVEC DU VIEUX !

lundi 3 juillet 2017
par  Jean-Louis Mollard
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Le nouveau Président de la République vient d’obtenir une majorité de députés à l’Assemblée, ce qui l’assure de gouverner sans crainte d’opposition. La tentation de l’hégémonie sera grande.
Pourtant, le fait marquant des législatives, c’est bien la progression spectaculaire et inquiétante de l’abstention. Et le ripolinage prévu par Macron ne suffira pas à réconcilier nos concitoyens avec la politique.

LE FN EN EMBUSCADE

On n’oubliera pas non plus que le FN a progressé en voix par rapport à 2002 à la présidentielle et, malgré son échec relatif aux législatives, il continue à s’enraciner. D’autant que les annonces gouvernementales laissent entendre qu’on poursuivra, voire accentuera les politiques libérales qui nourrissent la désespérance des classes populaires.

NI DE GAUCHE, NI DE GAUCHE

La nomination d’Edouard Philippe, nouveau Premier Ministre issu des rangs de LR et fils spirituel de Juppé, confirme les orientations libérales du nouveau président de la République. Comme dans Le Guépard, on nous rejoue la séquence : "il faut que tout change pour que rien ne change.". Il suffit de lire le programme de Macron, de voir ses soutiens (de Hollande à Gattaz, en passant par Bayrou, l’aile droite du PS et une partie de la Droite) pour comprendre que le renouvellement n’est qu’un slogan de communication et de marketing politique, sans même parler du recyclage de politiciens qui sont tout sauf des perdreaux de l’année.

DE DROITE FINALEMENT

La FSU a bien lu le programme du parti présidentiel LREM (qu’il faut lire comme La Rigueur En Marche !) : suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, baisse des cotisations sociales sur les salaires (au risque de fragiliser encore plus la Protection Sociale), libéralisation du marché du travail, hausse de la CSG, réforme du système des retraites. Pour les Fonctions Publiques, les objectifs posés par Emmanuel Macron sont lourds : refonte des statuts, retraites par points, autonomie renforcée des établissements, rémunération au mérite, restauration du jour de carence en cas d’arrêt maladie. Autant de poncifs chers aux libéraux.

MACRON SANS ADHÉSION

Mais le principal enseignement du scrutin est que le projet de société porté par En Marche se qualifie par défaut et ne recueille pas réellement l’adhésion. Et si la FSU ne fera pas de procès en illégitimité (élections obligent), en revanche elle en tire la conclusion que le Président de la République n’a pas obtenu de blanc-seing. Par ailleurs, les députés de la majorité présidentielle sont loin de pouvoir prétendre représenter la diversité des électeurs : les élus LREM ont un profil sociologique endogame et les cadres et les professions intellectuelles sont surreprésentés en leur sein.
Autant dire que le gouvernement et la majorité ne peuvent prétendre parler au nom du peuple, en particulier pour durcir encore la loi Travail et encore moins pour gouverner par ordonnances.

VIGILANCE CONTRE LA CASSE SOCIALE

La situation n’est pas favorable aux salariés, retraités et privés d’emploi, comme le montre le gel du point d’indice annoncé ce vendredi 30 juin. La FSU jouera donc tout son rôle en développant un syndicalisme de conquête, en s’opposant aux projets portant atteinte aux droits des salariés et des fonctionnaires et en contribuant à des mobilisations unitaires avec les organisations syndicales disponibles.

C’est bien dans un esprit de combativité que la FSU aborde ce quinquennat !


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