Déclaration liminaire FSU au CDEN du 5 novembre 2015

lundi 23 novembre 2015
par  Jean-Louis Mollard
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Vos élus interviennent en CDEN

Concernant les conditions générales de la rentrée, la FSU tient à faire part des observations suivantes :
1) Dans le dossier de la formation des maîtres, la FSU déplore les dysfonctionnements qui perdurent malgré nos interventions de l’an dernier :
- non compatibilité du temps de formation avec certains choix effectués dans les communes dans le cadre du décret Hamon ;
- informations tardives et contradictoires des stagiaires sur les dates et lieux de réunion
- pression institutionnelle démesurée pour faire valider des UE et un mémoire universitaire au mépris des promesses de parcours individualisés.
2) Quant aux affectations des stagiaires sur le terrain, nous déplorons les choix retenus ainsi que l’improvisation sur place, qui ne peuvent que nuire à l’entrée dans la carrière :
- tuteurs nommés tardivement et sans concertation après la rentrée
- tutorat imposé à l’enseignant qui complète le PES.
- Si les recrutements ont été élargis, ils n’en demeurent pas moins insuffisants, pour répondre aux besoins : hausse des effectifs et prise en compte des difficultés des élèves. Vu la carence de la formation, vu les difficiles conditions d’exercice pour une durée de 43 ans et en l’absence de revalorisation salariale, il ne faut pas s’étonner que la crise de recrutement perdure.

Pour le premier degré :

Partie Conseil Départemental

Comme lors de la précédente rencontre avec le Conseil Départemental, la FSU réitère sa demande de voir maintenu l’engagement financier du département, notamment en faveur des classes de découvertes. Elle attend une confirmation dans les faits des propos tenus en séance par le Président du Conseil Départemental et restera vigilante sur ce dossier dans l’intérêt des familles.

La FSU a pris acte des décisions du CD visant à améliorer les dysfonctionnements de la MDH, même si elle doute de la pertinence et de l’efficacité d’un transfert au privé de la gestion du courrier. Elle demande instamment à l’Education Nationale de prendre ses responsabilités et de contribuer plus encore au fonctionnement de la MDH, y compris en moyens humains.

Partie Education

Pour la seconde année consécutive, les effectifs constatés se révèlent inférieurs de 163 élèves par rapport à 2014 - 2015 (- 606 élèves par rapport à la prévision). Dans un contexte avéré de hausse démographique, cette baisse ne peut s’expliquer que par les effets néfastes de la réforme des rythmes scolaires, que pointe un bilan récent établi par le SNPI - FSU et le SNUIIPP - FSU et qui se traduisent par la fuite de certaines familles vers le Privé.

La mise en place du Conseil Ecole-Collège, exigé par la création d’un cycle à cheval sur le primaire et le secondaire, va se révéler une aberration pédagogique en l’absence de repères annuels dans les nouveaux programmes. De plus, ce dispositif va se révéler chronophage pour les ensêignants et nous vous demandons, Madame la Directrice Académique, quel temps sera dégagé pour les enseignants du premier degré ?

Enfin la FSU dénonce le caractère caricatural et méprisant pour les personnels de la vidéo retenue par la Ministre pour la campagne contre le harcèlement. L’enseignante y apparaît au mieux incompétente, au pire maltraitante et complice de harcèlement, tournant le dos à ses élèves, gribouillant de façon illisible au tableau et ignorant le brouhaha ambiant. La FSU demande le retrait de ce clip indigne qui relève plus de l’esbrouffe médiatique et de la manoeuvre de diversion au moment où le mécontentement enfle contre la Réforme du Collège. La façon dont la Ministre entend faire de la communication sans tenir compte des personnels illustre de façon scandaleuse la conception du pseudo-dialogue social qui règne au plus haut niveau de l’EN, dans le premier comme dans le second degré.

Pour le second degré

Nous regrettons une fois encore la tenue tardive d’un CDEN portant sur la rentrée 2015 alors même que le SNES-FSU avait demandé par courrier la tenue de cette instance, ou d’un CTSD, au plus près de la rentrée.
Au vu des documents fournis, rien ne change puisque les conditions d’enseignement sont toujours particulièrement difficiles.

les effectifs globaux restent stables ; les classes sont toujours aussi surchargées dans de nombreux collèges :
- en 6ème : seuls 5 établissements ont des effectifs inférieurs à 24 et 5 collèges dépassent les seuils de la DSDEN à 28. Pour les REP, 4 établissements sur 8 dépassent 24 élèves par classe (pour rappel, le SNES-FSU revendique 18 élèves par classe en REP) ;
- en 5ème, 23 établissements sur 28 non REP ont des effectifs supérieurs à 24 élèves, et 3 dépassent 28. Pour les REP, Saint-Rambert dépasse 24 élèves , comme en 6ème ; tous les REP dépassent 18 élèves par classe ;
- en 4ème, 22 collèges sur 28 dépassent les 24 élèves par classe. En REP, Jean Zay dépasse les 24 élèves par classe, comme en 6ème et 3ème ; tous les REP dépassent 18 élèves par classe ;
- e 3ème, 26 collèges sur 28 dépassent 24 élèves. La Chapelle est à 30 élèves par classe, comme e 6ème. En REP, 2 collèges sont au-dessus de 24 élèves ; tous les REP dépassent dépassent 18 élèves par classe.

De plus, sans vouloir polémiquer sur le mode de calcul que nous contestons, le h/e est en baisse cette année,ce qui montre une dégradation des conditions d’études.

Mais nous pourrions presque chanter "Tout va très bien..." puisque les personnels n’ont pas encore à saborder l’Education Nationale. Ce serait pour la rentrée prochaine, si la réforme du collège se mettait en place.

En effet, alors que cette réforme est rejetée par une très large majorité de personnels, elle est maintenue par le Ministère qui tente de la mettre en œuvre à grand renfort de grand-messes, d’injonctions autoritaires et de moyens qui manquent cruellement aux élèves et à la formation des personnels.
Cette réforme est rejetée parce qu’elle supprimerait des heures de cours aux élèves. En limitant la semaine élève à 26 heures, ce seraient 6 semaines de cours en moins par rapport à la grille horaire actuelle. Les heures disciplinaires seraient également attaquées par la mise en place des AP et des EPI (26 dont 3 en 6ème, 26 dont 4 en 5ème, 4ème, 3ème). Si le latin pourrait encore éventuellement exister sous la forme d’un enseignement de complément, on passerait de 288 h actuellement fléchées à 180 h aléatoires. La notion de dédoublements et d’effectifs réduits disparaîtrait pour faire place à davantage d’autonomie et à de véritables usines à gaz.
De plus sa mise en place est imposée de façon quasiment totalitaire.
En effet les expérimentations, plus ou moins officielles, qui sont en cours dans la Drôme, ne se font pas dans les conditions qui seraient imposées à tous l’an prochain. Au moins un collège utilise actuellement les IMP pour rémunérer les collègues volontaires.
Les collègues subissent actuellement des pressions inadmissibles de la part de l’administration pour suivre une formation-formatage souvent en dehors de leur temps de service. Les personnels se sentent harcelés par ce surcroît de travail alors même qu’ils sont déjà méprisés par une Institution qui ne veut pas dialoguer, ni même les écouter.

Pour le SNES-FSU, non seulement cette réforme détériorerait les conditions de travail des personnels mais elle ne contribuerait pas à la réussite de tous les élèves. En revanche, elle ne manquerait pas de favoriser l’enseignement privé car son autonomie propre lui permettrait de contourner certains aspects de la réforme.

Au nom des personnels, la FSU réaffirme son rejet de cette réforme et la nécessité d’en obtenir l’abrogation. Nous exigeons une autre réforme qui réponde aux besoins des élèves et à une véritable ambition pour l’Ecole.


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