CDEN du 11 février 2016

lundi 7 mars 2016
par  Jean-Louis Mollard
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DECLARATION LIMINAIRE DE LA FSU au CDEN du 11/02/16

Dans un contexte lourd de conséquences pour notre démocratie et alors que les débats sont nombreux autour de la question de l’état d’urgence et de l’inscription dans la constitution de la déchéance de nationalité, la FSU estime que la loi permet déjà de faire face aux risques terroristes. C’est pourquoi , elle demande la levée de l’état d’urgence qui porte atteinte aux libertés individuelles. Elle refuse le projet de constitutionalisation de la déchéance de nationalité qui ne peut que revenir sur le principe fondamental du droit du sol ou créer des apatrides.
Cette dérive du tout sécuritaire est aussi à l’œuvre dans notre département où les choix du Conseil Départemental se portent sur des budgets pour l’équipement de caméras aux abords des collèges. De même, le nouveau Président de Région a décidé d’installer des portiques et des caméras à l’entrée des lycées pour un coût de 20 millions d’euros. Ces dépenses exorbitantes sont à mettre en regard avec l’abandon du financement des classes « découverte », de l’éducation de rue et d’autres dispositifs.
La FSU dénonce ces choix négatifs et anti pédagogiques qui se font au détriment d’actions éducatives et sociales.

Dans ce contexte, l’absence d’un projet porteur de progrès pour la Fonction Publique pèse. L’objectif central est borné à la réduction des dépenses publiques. Cette volonté mortifère de réduire les déficits publics plonge les collectivités locales dans de grandes difficultés financières qui entraînent une augmentation de la pression fiscale sur les ménages et la réduction des moyens dont elles disposent. A cela s’ajoutent des choix idéologiques comme à Bourg- lès-Valence où l’activité patinage prévue dans le cadre de l’enseignement de l’EPS, a été annulée alors que dans le même temps une convention de 14 000 euros était votée pour l’Ecole Privée Ste Thérèse, qui rappelons-le, comme toutes les écoles privées, n’est pas assujettie à l’APC !

Cette même logique de privatisation qui ne dit pas son nom est à l’œuvre avec la Réforme du Collège. En effet, la suppression des classes bi-langues, européennes comme de l’option latin ne pourra que favoriser ces enseignements dans des établissements ou des officines privées.
La préparation de la DHG dans les établissements montre, de toutes parts, les sacrifices qu’il faut consentir pour rentrer dans les horaires diminués, certains collègues se voient proposer des heures de latin sans tenir compte des horaires nationaux et s’ils n’acceptent pas, se voient menacer de suppression de poste ! Elle est belle l’autonomie des établissements au jeu du mercato de la rigueur budgétaire !
C’est une des raisons de la très grande mobilisation des enseignants du mardi 26 janvier dernier, car plus que de l’inquiétude c’est de la colère qu’expriment nos collègues face à cette réforme qui va accroître les inégalités scolaires, sociales et territoriales. En effet, une plus grande autonomie des établissements est la porte ouverte à la déréglementation qui va favoriser les disparités, voire la compétition entre les établissements et sonner le glas de la continuité de l’offre d’éducation sur le territoire français. L’appauvrissement des contenus des nouveaux programmes en EPS fait craindre une perte de sens. De même, la disparition de l’EPS, des Arts Plastiques et de l ’Education Musicale dans l’évaluation au DNB fragilisent ces disciplines.
En lycées, le bilan de la réforme Chatel,qui a fait preuve de son inefficacité, n’a jamais été évalué sincèrement et objectivement.

La FSU revendique une Fonction Publique revalorisée et forte qui doit pouvoir mener à bien toutes ses missions de Service Public, de manière à continuer à œuvrer pour plus d’égalité et de cohésion sociale, et cela en réclamant la sortie des politiques d’austérité et en refusant de céder aux politiques sécuritaires qui voudraient maintenir l’état d’urgence et l’inscription de la déchéance de nationalité dans la Constitution Française.

Déclaration liminaire du SNUipp-FSU 26 au CDEN du 11 février 2016

Contre les fermetures d’écoles à Valence

Le SNUipp-FSU 26 souhaite revenir sur les mesures exceptionnelles de fermetures d’écoles à Valence. La mairie de Valence n’a pas engagé de dialogue avec les personnes concernées et a juste jugé bon de les informer de ses décisions unilatérales. La municipalité œuvre dans une logique d’économie budgétaire sur le dos de l’école publique.
Le SNUipp-FSU 26 rappelle sa ferme opposition aux fermetures des écoles Ferry et Ravel de Valence, écoles maternelles de trois classes, chacune présentant une structure pédagogique de proximité et à taille humaine.
Il est capital de rappeler les prérogatives de chacun, notamment concernant les conseils d’écoles extraordinaires que le maire de Valence a convoqués de manière péremptoire et encore une fois sans consultation des principaux concernés, les enseignants des écoles et les familles.

Pour le maintien des subventions départementales

M. Labaune, président du conseil départemental de la Drôme, a indiqué par courrier au SNUipp-FSU 26 qu’il recentrerait les compétences du conseil départemental sur le collège l’an prochain.
Il annonce ainsi la suppression des subventions accordées au titre des classes de découvertes aux écoles. Cela sonnerait la mort des classes de découvertes et découragerait un peu plus les enseignants déjà démotivés. Pour faire l’économie d’une enveloppe qui représenterait, selon nos informations, aux environs de 0,029% du budget, l’impact serait important en terme d’activités et d’emplois directs et indirects.
Ce désengagement menace directement l’existence des centres de vacances de la Drôme et aura des répercussions également sur les dispositifs « école et cinéma », « EMALA » et « TDV ».
Le Conseil Départemental doit se rendre compte de l’impact économique sur le territoire !
De plus, à l’heure où l’on nous parle d’attentats, de frontières, de guerres, de repli intégriste, tous ces dispositifs menacés œuvrent pour le vivre ensemble, la mixité, le développement culturel, l’ouverture aux autres, l’éducation et la formation citoyenne.

Dotation de carte scolaire insuffisante

Même si on ne peut que se satisfaire de l’augmentation du nombre de postes du département dans le 1er degré depuis plusieurs années, force est de constater que cette dotation n’est pas suffisante au regard des besoins : remplacement, formation continue, départ en stage CAPASH, création de postes E et G, baisse des effectifs, scolarisation des moins de 3 ans hors REP, …
La priorité au primaire annoncée mériterait d’avantage de moyens pour une traduction dans les écoles.

Après un mouvement de grève, le mardi 26 janvier 2016, marquant le refus répété depuis maintenant huit mois de la réforme du collège 2016 et malgré l’affichage du Rectorat des 93 ETP maintenus dans les collèges, les conditions de travail des personnels et les conditions d’étude seront dégradées, si le Ministère continue de refuser l’abrogation de cette réforme.

Le Rectorat communique sur la baisse des effectifs en collège (-84 élèves), dans quelle mesure, cette baisse des effectifs n’est-elle pas en lien avec les pertes enregistrées par le premier degré public au profit du privé qui a fait ses choux gras de ne pas être soumis à la réforme des rythmes scolaires ? Cette baisse risque de s’accentuer de façon nette puisque L’Education Nationale va permettre au Privé de maintenir ou de créer certaines bi-langues, tandis qu’elle se prive de certaines options qui favorisaient la mixité sociale.

LES COLLEGES

Cette réforme est contestée notamment parce qu’elle favorise une pseudo autonomie des établissements. En particulier, toutes les heures non fléchées posent problème.
Sur quel temps prendre les nombreuses concertations pour décider des suites du programme 6e et le suivi des élèves avec les collègues du premier degré ? Sur quel temps sera mis en place l’EPI qui nécessite de la concertation ? De plus, la marge prévue de 2 h 45 ne permet pas de constituer des groupes de LV et Sciences, ni de dédoubler les EPI et les AP.
En donnant davantage d’autonomie aux établissements, l’administration pousse à l’opacité des horaires dus aux élèves, voire à la déréglementation des grilles horaires et donc du caractère national de l’éducation. (exemples) Montélimar et Die.

Le pourcentage d’HS est trop important puisque ce taux inclut désormais des heures qui étaient statutaires auparavant (IMP).
Par ailleurs, la possibilité de déroger à la réforme( pause méridienne) accentue encore les inégalités de traitement inhérentes au projet de la Ministre.

Pour les SEGPA, nous ne pouvons que déplorer le regroupement des élèves de 6e et 5e à Nyons. Cette aberration pédagogique, qui existait déjà auparavant, est d’autant plus le signe d’une pure gestion comptable que cette rentrée verra la mise en place des nouveaux cycles et mettra donc ces élèves en porte-à-faux, alors même qu’ils sont déjà en grande difficulté.

LES EFFECTIFS

Nous rappelons que pour le SNES-FSU, nos mandats préconisent 20 élèves en REP et 24 pour les autres niveaux. Une véritable réforme passe par des classes à effectifs réduits, c’est cette décision-là qui ferait réussir tous les élèves !

Les repères choisis par le Rectorat ne nous satisfont pas : 28 élèves par classe en 6ème et 5ème et 29 en 4e et 3e. C’est évidemment trop et ce critère ne permet de travailler ni correctement ni sereinement ! Proposer de l’Aide Personnalisée en classe entière et mettre en place des EPI sans concertation ni co-animation, n’améliorera en rien les conditions de travail de tous, personnels comme élèves.

De même nous déplorons que dans tous les établissements classés REP (sauf un), les effectifs dépassent tous le seuil de 20 élèves par classe que nous revendiquons.

Les effets d’annonce ou une communication faussée veulent nous faire croire que tout s’améliore et que le gouvernement a comme priorité l’éducation, mais les faits sont éloquents : les conditions de travail se dégradent, car seul l’affichage est travaillé, sans souci sincère d’apporter des modifications notables pour amener tous les élèves vers la réussite. Pour cela, il faudrait sortir de la logique des politiques d’austérité qui sont à l’œuvre et qui sont un déni de démocratie.

Sans compter sur le mépris affiché pour les enseignants qui continuent de refuser cette réforme et qui doivent subir des formations indigentes, imposées par la manière douce ou la manière forte. Mépris confirmé par la Ministre qui refuse de revoir sa copie et préfère rester sourde aux journées de grève, aux manifestations et aux remontées de mécontentement qui perdure de ces journées de formation-formatage malgré les menaces de sanctions infantilisantes ou culpabilisantes.

LES LYCEES

Nous rappelons la décision de l’intersyndicale de suspendre sa participation aux discussions ouvertes sur la réforme Chatel du lycée, le Ministère faisant preuve d’une telle mauvaise foi lors de ces débats. Ce bilan ferait apparaître l’inefficacité voire la nocivité des dispositifs que l’on nous présente maintenant comme la solution au collège !

Les moyens alloués au lycée seront insuffisants, en effet, si Madame Le Recteur annonce une évolution de la dotation de 90 ETP supplémentaires, ils ne pourront absorber correctement les 1 588 élèves supplémentaires pour le lycée et les + 142 élèves pour les lycées professionnels.
Ce sont les effectifs par classe qui vont exploser à la rentrée prochaine puisque la base demeure 35 élèves par classe. A cela s’ajoute un taux d’HSA très lourd de 10,08 %.
Ce seront les remplacements qui seront encore plus mal assurés puisque 20 ETP de moins sont annoncés pour les TZR.

Le SNES-FSU revendique que l’Education doit rester Nationale et œuvre pour une réelle démocratisation de l’école de la République permettant à tout élève de devenir un citoyen à part entière, en étant éduquer par un Service Public d’Education de qualité.

Pour arriver à ces objectifs, nous demandons :

• Des maxima à 24 élèves par division et 20 en REP pour les collèges
• Le respect de grilles horaires nationales
• Des programmes par niveau pour éviter les discussions chronophages et inopérantes avec le premier degré
• Le retour aux horaires de latin clairement définis et aux dispositifs bilangues et euro pour éviter la privatisation de ces enseignements
• Une LV2 avec des horaires pédagogiques efficients et non des effets d’annonce
• Un taux d’HSA réellement limité à 5 % de la DHG pour permettre la fluidité des services
• Un bilan des dispositifs de la réforme Chatel pour ne pas refaire les mêmes erreurs au collège et repenser les trois voies du lycée.


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