CDEN DU 25 JUIN 2014 : LA FSU REFUSE LA MASCARADE !

mercredi 25 juin 2014
par  Jean-Louis Mollard
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Le CDEN du mercredi 25 juin était censé examiner les dernières modifications des horaires des écoles, suite à la promulgation du décret Hamon. Mais à l’évidence, l’avis des personnels porté par la FSU, fût-il consultatif, compte pour rien !

Sur la forme, plusieurs éléments témoignent du peu de respect pour le paritarisme et la représentativité du SNUIPP et de la FSU :

- les horaires des écoles modifiés se trouvent publiés avant même la tenue du CDEN censé les examiner !

- l’avis des conseils d’école n’est pas pas systématiquement pris en compte et des collègues subissent des pressions pour se ranger à l’avis des maires !

- la possibilité de libérer le vendredi a été présentée comme refusée par principe par le Recteur et au final, 6 communes du département (et 73 dans l’académie) offrent cette possibilité, alors que la concentration des apprentissages sur les autres demi-journées ne va pas dans le sens de l’intérêt des enfants !

Sur le fond, force est de constater que la publication du décret Hamon dévoie l’esprit de la réforme et accentue la municipalisation de l’Ecole.

- le décret Hamon est une mesure électoraliste, destinée à satisfaire les exigences des maires, notamment d’opposition.

- le décret Hamon porte le coup de grâce à une réforme déjà mal engagée : en quoi la concentration des TAP sur une demi-journée et son corollaire, le maintien de journées de 6 heures pour les apprentissages, serait un gage d’allègement des rythmes et de réussite ?

- le décret Hamon organise la détérioration des conditions de travail des personnels et par voie de conséquence des élèves. En effet, le report des dernières nominations et de l’octroi des temps partiels après la tenue du CDEN interdit aux enseignants de contacter leur école, de prendre connaissances des projets, des listes d’élèves et d’organiser leur vie personnelle, dans une profession féminisée à 81%.

Qui seront les victimes collatérales de cette désorganisation ? Les élèves !

A force de modifications successives, à force de renoncements, cette réforme ouvre la porte à la municipalisation de l’Ecole, favorise l’enseignement privé qui n’est pas soumis à ces mêmes contraintes et dégrade les conditions de travail des personnels.
Mais le comble, c’est qu’elle sacrifie l’intérêt des élèves sur l’autel des compromis politiciens et du renoncement à l’ambition éducative. La FSU le redit avec les personnels : une bonne réforme des rythmes ne peut se faire que sous un cadrage national et doit s’accompagner d’une réflexion globale sur les modes d’apprentissages, les programmes et les conditions de travail.

Pour toutes ces raisons, la FSU refuse de siéger au CDEN et d’avaliser des décisions, à l’évidence déjà actées et contraires à l’intérêt des élèves et des personnels. La FSU dit NON à une réforme à courte vue, alors qu’il faut voir grand pour les enfants.


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