ASSEZ DE MOROSITÉ : ENGAGEONS-NOUS !

mardi 31 janvier 2017
par  Jean-Louis Mollard
popularité : 93%

On vit vraiment une époque formidable. L’actualité charrie son lot d’incohérences et d’incongruïtés.

DES POLITIQUES INCONSÉQUENTS

La grippe sévit dans notre pays et les hôpitaux, saignés par des années d’austérité, se retrouvent incapables de faire face. Mais pas un responsable pour faire le lien entre ces politiques et les dysfonctionnements !

Un gouvernement, soucieux du bien-être des ses agents, chante les louanges de la revalorisation congrue qu’il nous a acccordée mais oublie ou s’avère incapable de la mettre en place sur la fiche de paie de janvier, doù une baisse de salaire.

Un ex-Premier Ministre, en mal de popularité, entend lui aussi nous redonner dignité et pouvoir d’achat, alors qu’il a scrupuleusement appliqué une politique d’austérité responsable de l’appauvrissement des fonctionnaires, toutes catégories confondues.

Que dire du salaire conséquent versé à une discrète Pénélope par le nouvel Ulysse de la droite, héraut de la rigueur et de l’utilisation morale et raisonnée des fonds publics ? Le pauvre a oublié, avec ses classiques, que l’épouse de César doit être insoupçonnable.

Il y a aussi de quoi être dubitatif devant les larmes de crocodiles de certaines personnalités politiques qui déplorent le niveau insuffisant des salaires et préconisent de les revaloriser en supprimant une partie des cotisations sociales (Vous savez bien : les fameuses "charges" !). Mais silence têtu quand il s’agit de dire comment ces baisse de cotisations, qui amputent le financement de la protection sociale, seront compensées, le plus souvent sur notre dos (hausse de la TVA, financement par le CICE, ..etc.).

VOUS AVEZ DIT PRIMAIRE(S) ?

Ces incohérences, ces omissions pudiques révèlent surtout que la question de la vérité et de l’intégrité est devenue accessoire en politique et que seule compte la performance médiatique. Il n’est donc pas étonnant, dans ce contexte, qu’on nous présente le système des primaires comme l’horizon indépassable de la démocratie.

Ainsi, un parti qui ne sacrifierait pas à ce rite de la modernité semble irrémédiablement marqué du sceau de l’archaïsme. A croire que les débats internes, les congrès, l’élaboration collective d’une ligne politique soient totalement inutiles. Et pourtant, à voir cette revue des egos que révélent les primaires, à voir l’énergie perdue à échanger des coups et à tendre des pièges à son compétiteur du moment (notez bien qu’on ne dit pas adversaire), à voir les blessures ouvertes dans un même camp, on peut douter de l’intérêt d’un tel dispositif. Peut-on réellement croire qu’après de tels déchirements, il y aura place et temps pour la réconciliation et le travail commun et collectif avant l’élection présidentielle ?

VIVE LA SOCIALE !

Au milieu de ce tumulte ubuesque, la solidarité et la fraternité restent des valeurs qui ne sombrent pas. Pour preuve, le succès inattendu de La Sociale, documentaire de Gilles Perret, qui atteint les 100 000 spectateurs (contre 15 000 habituellement pour ce type de films), qui alimente le débat sur des questions politiques fondamentales à partir de l’histoire de la Sécurité Sociale et qui entre en résonance avec l’actualité de la présidentielle.

Porteuse de ces valeurs, notre la FSU doit les faire vivre sans complexes au sein de nos profession profession. Elle doit mener la campagne pour défendre la protection sociale, pour revendiquer un financement assis sur le travail et la valeur ajoutée (et non pas l’impôt, comme le veulent certains candidats).

De manière plus large,il ne suffit plus de pratiquer la solidarité, il faut aussi expliquer sans cesse notre travail militant en plaçant chaque collègue devant ses responsabilités : nos actions, si elles les servent, sont aussi au service du projet d’école et de société que la FSU a élaboré au fil du temps. Il faut donc s’engager.

FAISONS CAMPAGNE NOUS AUSSI !

Les occasions ne manquent pas de mettre en pratique nos principes. Les syndiqués de la FSU vont devoir, cette année plus encore que les précédentes, s’investir dans la bataille de préparation de la rentrée, tous decteurs confondus.. Cette lutte pour de réels moyens de fonctionner va nous permettre de rejoindre le mouvement "Touche pas à ma ZEP", leur combat étant aussi le nôtre pour une Ecole de qualité sur tout le territoire. Il va falloir également hausser le ton dans le dossier de l’évaluation des personnels et dire que nous ne voulons pas des pratiques managériales. N’oublions pas non plus de travailler en lien avec les collègues touchés par la précarisation, en particulier les contractuels et autres contrats précaires. Rappelons qu’un agent sur 5 dans les Fonctions Publiques n’est pas un titulaire !

A la FSU, notre force, ce sont les valeurs que nous portons. Faisons de ces valeurs le cri de ralliement dans les luttes que nous menons !


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